Des Iraniens se rassemblent à nouveau dans les rues, impulsés par un désir de changement face à un gouvernement en crise. Ces manifestations ont été déclenchées le 28 décembre à Téhéran, lorsqu'une vague de mécontentement autour du coût de la vie et de la dévaluation de la monnaie a fait surface, gagnant rapidement d'autres villes.
Selon des ONG, plus de 116 personnes auraient perdu la vie depuis le début de ces mouvements, en addition des nombreux blessés. Ce soulèvement tient tête à l'un des défis les plus importants auxquels la République islamique a été confrontée depuis sa fondation en 1979. Le journaliste de France24 a rapporté que la situation est particulièrement tendue, avec des hôpitaux débordés et des familles en deuil cherchant leurs proches disparus.
Alors que l’accès à Internet est sévèrement restreint, les images des manifestations continuent d'affluer sur les réseaux, souvent diffusées grâce à des satellites. Des vidéos montrent des foules massives manifestant à Téhéran et à Machhad, témoignant d’un désir collectif de liberté très présent dans le pays.
Les autorités, quant à elles, agissent pour étouffer cette contestation. Le ministre de l’Intérieur a signalé que les actes de vandalisme diminuent, mais les experts mettent en garde contre l'escalade de la répression, craignant que celle-ci ne débouche sur un véritable massacre. Human Rights Activists News Agency (HRANA) évoque déjà un bilan tragique et souligne la nécessité d'une réaction internationale rapide pour empêcher d'autres pertes de vies.
Les coupures de communication rendent la situation encore plus préoccupante, et le chef de la police a annoncé des « arrestations majeures ». Le prix de la nourriture a flambé, et des millions d’Iraniens subissent des coupures de courant et de télécommunications, limitant leur capacité à s'organiser et à se mobiliser.
Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah iranien, a appelé à maintenir la pression sur le régime, déclarant : « N’abandonnez pas les rues. Mon cœur est avec vous. »
Face à cette crise, de nombreuses voix s'élèvent pour demander à la communauté internationale de ne pas rester silencieuse, renforçant l'idée que la solidarité mondiale est essentielle dans cette lutte pour la liberté et la dignité.







