Le chef des députés Horizons, Paul Christophe, a exprimé ses préoccupations samedi quant aux récentes annonces budgétaires de Sébastien Lecornu. Alors que le gouvernement promet des concessions majeures, ces dernières pourraient compromettre l'objectif d'un déficit en dessous de 5% du PIB d'ici 2026.
Christophe a souligné sur X que ces concessions, représentant des milliards en économies manquées, semblent être influencées par une surenchère politique, notamment de la part du Parti socialiste, sans que l'on sache encore comment elles seront financées.
« Chaque décision a un coût », a-t-il déclaré, avertissant que le redressement des comptes publics ne pourra pas reposer sur une augmentation excessive des impôts ou sur une dissimulation de la réalité budgétaire. Il est impératif d'établir des choix clairs et justes pour éviter d'accroître les dépenses tout en maintenant la promesse d’un déficit contrôlé.
De son côté, Marc Fesneau, le chef des députés du MoDem, a également appelé à plus de clarté sur les objectifs de réduction du déficit, insistant sur la nécessité d'une responsabilité budgétaire pragmatique. « Vivre à crédit sans efforts collectifs est une illusion », a-t-il tweeté.
Sébastien Lecornu, lors d'une annonce vendredi soir, a révélé plusieurs mesures destinées à améliorer le pouvoir d'achat, notamment une augmentation de 50 euros de la prime d'activité pour environ trois millions de ménages à revenus modestes. Cette initiative, qui représenterait un coût supplémentaire d'environ 2 milliards d'euros par an, nécessite cependant un cadre de financement qui reste encore flou.
Roland Lescure, ministre de l'Économie et des Finances, a récemment mentionné qu'une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises était en discussion, un point qui suscite des réserves chez certains acteurs politiques. Alors que le Parti socialiste se montre favorable à cette idée, des groupes comme Les Républicains et Renaissance y font surtout face.
Au-delà des enjeux politiques immédiats, des experts financiers mettent en garde contre les conséquences à long terme de ces décisions budgétaires, qui pourraient affecter la stabilité économique du pays. Selon économistes de la Banque de France, un équilibre fiscal durable demandera plus que de simples ajustements temporaires et nécessitera une réflexion profonde sur les priorités d'investissement et les choix budgétaires.







