Pour la troisième édition de son tournoi, le club d’échecs d’Avranches (Manche) a rassemblé une trentaine de participants de tous âges. Parmi eux, quatre jeunes joueurs âgés de 10 à 13 ans, incarnent cette nouvelle génération d’adeptes, même si la discipline reste encore largement dominée par les hommes.
Le samedi 17 janvier 2026, Naïa Gohier, 10 ans, impressionne : elle est la seule femme à participer au tournoi, se lançant dans une partie sous la pression du chrono. Je ressens une certaine pression, mais j’adore jouer aux échecs
, confie-t-elle, mettant en lumière le challenge d’être l’unique féminine dans un environnement majoritairement masculin.
Ouvert à tous, que l’on soit licencié ou non, cet événement a réussi à attirer une trentaine de participants. Pourtant, dans cette assemblée, la présence féminine est encore rare. Un fait que la responsable du club d’échecs, Didier Petit, souhaite voir évoluer. Nous devons encourager plus de filles à s’impliquer dans ce sport, car les échecs peuvent offrir des opportunités extraordinaires
, affirme-t-il.
Face à la difficulté de féminiser le monde des échecs, des initiatives sont mises en place. Selon une étude de France Échecs, seulement 15% des joueurs d'échecs enregistrés sont des femmes. Ce déséquilibre soulève des questions sur l’accessibilité et l’attractivité de ce jeu pour la gent féminine. Plusieurs experts, tels que la championne Marie de Lavigne, notent que l'inclusion des jeunes joueuses dès le plus jeune âge pourrait être une stratégie efficace pour changer cette dynamique
.
Les clubs d’échecs comme celui d’Avranches pourraient alors jouer un rôle crucial dans cette transformation, en instillant un environnement plus inclusif et accueillant pour tous les genres. En multipliant les événements ciblant les jeunes et en s'assurant d’un soutien scolaire et social, ils pourraient non seulement développer le nombre de joueurs mais aussi diversifier le profil des participants.







