Ce samedi, la formation du Conseil de paix pour Gaza, présidé par Donald Trump, a pris un nouvel élan avec l'invitation de plusieurs dirigeants internationaux, dont le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le président argentin Javier Milei, le Premier ministre canadien Mark Carney, et le président turc Recep Tayyip Erdogan. Ce conseil a pour but de superviser la phase 2 du plan Trump, qui vise à établir un cessez-le-feu durable à Gaza après des mois d'hostilités.
Dans une déclaration, le président argentin a qualifié l'invitation d'"honneur", tandis que le chef du gouvernement canadien a également manifesté son intérêt pour sa participation, selon des sources gouvernementales. De leur côté, les autorités turques ont simplement confirmé la réception de l'invitation, tandis que le gouvernement égyptien prend le temps de "réfléchir à la question".
Ce conseil occupera une place centrale dans la politique de Trump pour mettre fin aux bombardements israéliens qui secouent la région depuis plus de deux ans. Le Figaro rapporte que cet organe se compose également d'autres figures influentes, comme Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, et Tony Blair, ancien Premier ministre britannique qui a joué un rôle de médiateur au Moyen-Orient par le passé.
La Maison Blanche a également formé un "founding executive board" avec une majorité de membres américains, dont Marc Rowan, un milliardaire souvent impliqué dans des investissements mondiaux. Cependant, les détails concernant l'organisation interne du conseil restent flous, et d'autres nominations sont attendues.
La création du Conseil de paix a été annoncée peu après le lancement de la deuxième phase du plan Trump, qui inclut des mesures telles que le désarmement du Hamas et le retrait progressif des troupes israéliennes de Gaza. Selon des experts en relations internationales, la mise en œuvre de ce plan pourrait être compliquée par les tensions persistantes dans la région. "Sans un véritable engagement des parties concernées, les objectifs de paix risquent d'être difficiles à atteindre", note Jean-Marie Guéhenno, ancien sous-secrétaire général des Nations Unies.
Le Hamas, pour sa part, a rejeté cette initiative, qualifiant cela d'un retour à une ère de colonialisme. Les critiques de Trump, et notamment celles venant de la France, soutiennent que les efforts de paix doivent inclure une approche plus inclusive, visant à intégrer les voix des Palestiniens et d'autres parties prenantes pour garantir une paix durable.







