En dépit d'un contexte mondial troublé, le secteur du tourisme a enregistré une année exceptionnelle en 2025, avec 1,52 milliard de touristes internationaux, marquant une hausse de 4 % par rapport à 2024, une année déjà favorable. Ce phénomène a été souligné par des experts de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui ont indiqué que l'engouement pour les voyages persiste, même en période d'inflation élevée et de tensions géopolitiques croissantes.
Selon Cheikha Al Nowais, secrétaire générale de l'OMT, « la demande de voyages a demeuré robuste tout au long de 2025, en dépit des incertitudes qui frappent le monde. » Ce constat s'accompagne d'une « croissance extraordinaire » des revenus générés par le tourisme, qui ont atteint 1900 milliards de dollars, soit une augmentation de 5 % par rapport à l'année précédente.
L'Europe conserve son statut de destination phare, avec 793 millions de touristes internationaux (+ 4 %). La région nord-africaine a connu le rebond le plus significatif, avec une hausse de 8 %, où le Maroc se positionne comme « la première destination africaine », augmentant de 14 %. En Asie, la dynamique est également forte (+ 6 %), tandis que les Amériques affichent des résultats plus nuancés, avec une croissance limitée à 1 % (218 millions de touristes). Ce ralentissement est en partie attribué aux performances mitigées des États-Unis, comme l'a rapporté le quotidien Le Monde.
En Amérique du Sud, toutefois, la tendance est à la hausse, avec une croissance de 7 %, particulièrement marquée au Brésil où l'augmentation a atteint 37 %. Cet engouement pour le tourisme en Amérique latine pourrait s'expliquer par l'amélioration des infrastructures et l'attrait croissant des destinations hors des sentiers battus, favorisé par l'essor des réseaux sociaux et du marketing digital.
En somme, l'essor du tourisme international en 2025 met en lumière la résilience d'une industrie qui, bien que confrontée à de nombreux défis, continue d'inspirer un désir inflexible d'exploration et de découverte à travers le monde, comme l'ont confirmé plusieurs analystes du secteur.







