Le secteur industriel de l'Allier fait face à une nouvelle crise. Ce mardi 20 janvier, Bosch a informé de la fermeture de son site à Moulins-Yzeure, qui emploie environ 270 personnes. Cette décision, bien qu’anticipée par certains à cause de la baisse des commandes, a été communiquée avec une brutalité choquante, témoigne Laurent Indrusiak, secrétaire départemental de la CGT de l'Allier.
Un arrêt de production dans un contexte compliqué
Le site, principalement dédié à la fabrication de systèmes de freinage, est confronté à une obsolescence de sa production. "Nous avons de nouvelles technologies, mais elles ne nous ont pas été attribuées dans un contexte de marché déjà tendu", souligne Laurent Doriat, délégué syndical central au niveau de Bosch France. La production sur ce site devrait cesser d'ici juin 2026, tandis que la fermeture définitive est prévue pour le 31 décembre 2026.
Un coup dur pour l'Allier
Cette annonce arrive peu de temps après la perte de près de 190 postes chez Erasteel, une autre entreprise métallique à Commentry. "Nous avons perdu près de 3000 emplois industriels en 15 ans, et nous nous dirigeons vers une nouvelle vague de licenciements pour 2025 et début 2026", déclare Indrusiak. Le secrétaire général de la CGT dans l'Allier insiste sur la responsabilité de l'État face à ces fermetures : "L'État doit intervenir pour préserver l'industrie française. L'avenir des sites comme celui de Moulins mérite d'être défendu", ajoute-t-il.
Cette situation soulève également des interrogations sur la souveraineté industrielle française, alors que le pays cherche à renforcer son tissu économique. Les experts estiment que des mesures doivent être prises pour soutenir ceux qui sont affectés par ces décisions.
Les mobilisations sont à prévoir, dans un climat déjà tendu. L'avenir de nombreux travailleurs est en jeu alors que la région cherche des solutions pour contrer ces pertes d'emplois critiques.







