L'Observatoire Crédit Logement/CSA révèle que les taux des crédits immobiliers continueront d’augmenter, atteignant un taux moyen de 3,17 % en décembre 2025. Après avoir enregistré un minimum de 3,06 %, ces taux devraient grimper au fil des années à venir, mettant ainsi les emprunteurs face à une réalité financière plus exigeante.
Michel Mouillart, professeur d’économie et porte-parole de cette étude, souligne les stratégies des banques, motivées par un environnement économique incertain et la nécessité de protéger leurs marges. « Les taux des crédits restent sur une tendance haussière pour 2026 et 2027, ce qui signifie que financer un logement devient de plus en plus onéreux, » précise-t-il.
La hausse des coûts de la dette en France a atteint des sommets historiques, suscitant des inquiétudes parmi les établissements financiers, qui empruntent à des taux de plus en plus élevés pour prêter aux particuliers. Par conséquent, les prévisions indiquent un taux moyen atteignant 3,55 % d'ici le quatrième trimestre 2026, et frôlant 4 % en 2027, rendant l'accès au crédit encore plus complexe pour de nombreux ménages.
Selon les dernières informations, notamment fournies par Vousfinancer, les banques proposeront des taux de 3,2 % pour un emprunt de 15 ans, et jusqu'à 3,6 % pour 20 ans. Pourtant, les meilleurs profils pourraient espérer des taux légèrement inférieurs, autour de 2,8 % pour 15 ans et 2,95 % pour les durées plus longues.
Avec une durée moyenne d'emprunt qui flirte avec 21 ans, une tendance jamais observée auparavant, il est impératif de prendre en compte l'impact des mensualités sur le pouvoir d'achat immobilier. La Fnaim rapporte que « l'accès au financement est en grande partie réservé aux ménages les plus aisés, » laissant espérer une dynamique préoccupante pour les futurs acheteurs.
Les experts s'accordent à dire que si cette tendance se maintient, les emprunteurs devront s'attendre à augmenter leur part mensuelle de remboursement ou bien à voir se réduire le nombre d'éventuels clients aptes à accéder à ces financements. Une situation qui soulève des questions pour l'avenir du marché immobilier français.







