Le constructeur allemand Volkswagen se voit renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour tromperie, dans le cadre du scandale du Dieselgate, selon une annonce de l’Agence France-Presse (AFP) du 13 février. Ce renvoi marque une étape historique, d'autant plus que le parquet a également demandé des poursuites contre d'autres géants de l'automobile comme Peugeot-Citroën, Renault et Fiat Chrysler.
Volkswagen est accusé de « tromperie, par personne morale, sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme et de l’animal », comme l'a précisé une source proche de l'affaire. Ce renvoi est le premier en France dans ce dossier très médiatisé, alors qu'une audience est fixée au 18 décembre.
Les faits reprochés remontent à la période 2009-2016 et concernent près d'un million de véhicules Diesel de type EA189 TDI, incluant des modèles de Volkswagen, Audi, Seat et Skoda. Ces véhicules sont soupçonnés d'être équipés d'un dispositif sophistiqué capable de détecter les phases de test d'homologation, permettant ainsi d'améliorer temporairement leurs performances pour satisfaire aux normes d'émissions.
Ce cas a suscité de vives réactions dans le secteur automobile et parmi les défenseurs de l'environnement. Les experts soulignent que cette affaire illustre les conséquences d'une réglementation laxiste dans l'industrie automobile. Selon un rapport du Le Monde, les comportements frauduleux de certains constructeurs mettent en péril les efforts globaux de lutte contre la pollution.
Les retombées de cette décision pourraient être significatives, tant pour Volkswagen que pour l'ensemble du secteur automobile, incitant d'autres entreprises à reconsidérer leurs pratiques pour éviter d'éventuelles sanctions. L'annonce de ce renvoi pourrait également relancer le débat sur la nécessité d'une réglementation plus stricte dans l'industrie, comme le suggère un récent article de Le Figaro.







