La situation s'intensifie. La Commission européenne a exprimé, vendredi, son indignation face aux menaces "inacceptables" proférées par Volodymyr Zelensky à l’encontre du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui refuse de débloquer le prêt de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine.
"Nous espérons qu'aucun membre de l'UE ne bloquera ce soutien financier. Sinon, nous saurons adresser nos forces armées à son encontre", avait déclaré le président ukrainien, faisant référence à Orban.
Ce dernier a vivement réagi, affirmant que Budapest utiliserait "toutes les mesures disponibles" pour assurer le retour des livraisons. Peter Szijjarto, ministre des Affaires étrangères, a qualifié les propos de Zelensky d'"inhabituels" et a dénoncé une menace à l'égard d’un chef de gouvernement d'un État membre de l'UE et de l'Otan.
"Un tel langage est inacceptable. Il ne doit y avoir aucune menace à l'encontre des États membres de l'UE", a déclaré Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne.
En parallèle, Zelensky a évoqué la possibilité de réparer l'oléoduc Droujba, touché par des frappes russes près de Lviv, affirmant néanmoins qu'il hésitait à le faire, cet oléoduc transportant du pétrole russe.
Cet affrontement diplomatique survient dans un contexte où l'Ukraine espère un soutien accru de l'Europe, mais se heurte à des résistances de certains États membres, comme la Hongrie. Experts et analystes politiques soulignent que cette évolution pourrait entraîner des tensions internes à l'UE ainsi qu'une réévaluation des relations entre les États membres face à la crise ukrainienne.
>> Restez informé avec BFM Business. Retrouvez aussi le direct en vidéo et suivez-nous sur X.







