La rencontre du 6 mars avec la ministre des Armées a été remplacée par des échanges avec ses conseillers, suscitant des inquiétudes parmi les représentants de la CGT de Naval Group. En plein conflit au Moyen-Orient, ce contexte global soulève des questions cruciales pour l'avenir des salariés de Cherbourg.
Les violences actuelles au Moyen-Orient ont des répercussions sur l'entreprise, où la CGT critique les calendriers jugés irréalistes concernant la production de la nouvelle classe de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). Arnaud Gaudin, secrétaire général du syndicat, a affirmé : "Produire le premier SNLE de 3e génération d'ici 2036 semble impossible". Cette position repose sur l'inquiétude que les objectifs fixés ne tiennent pas compte des véritables capacités de production et des conditions de travail sur le site.
Le syndicat tire également la sonnette d'alarme au sujet de l'occupation des sols sur le site de Cherbourg, indiquant, selon Gaudin, "le manque d'espace limite nos capacités de production et impacte la santé des employés". Si des campagnes de recrutement ont été lancées pour pallier ces difficultés, le syndicat considère que ces initiatives sont trop tardives et ne suffisent pas à répondre à la demande.
De son côté, la direction de Naval Group reste confiante et assure que "des travaux d'extension ont été réalisés" pour améliorer la productivité. Selon un communiqué, le programme SNLE 3G respecte le calendrier de livraison prévu pour 2037. La société affirme également que la santé et la sécurité des employés sont prioritaires dans le cadre des formations en cours.
Par ailleurs, la CGT émet des doutes quant à la stratégie de Naval Group, qui a récemment élargi son portefeuille de commandes à l'international. Le syndicat rappelle une époque où la production était exclusivement destinée à la marine nationale française et s'interroge sur les implications de ces partenariats internationaux.
Catherine Vautrin, à écourter sa visite à Cherbourg ce vendredi 6 mars 2026.







