Des expatriés ont récemment quitté les Émirats arabes unis en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient. Alors qu'ils se retrouvent en sécurité ailleurs, une nouvelle inquiétude émerge : celle de devoir payer des taxes, car leur séjour dans le pays a été interrompu. Face à cette situation, les Émirats ont décidé d'assouplir certaines de leurs règles fiscales.
La guerre au Moyen-Orient s'intensifie et résonne jusque dans les émirats, traditionnellement perçus comme un havre fiscal. Après avoir quitté la région sous la menace de frappes, de nombreux expatriés se retrouvent maintenant bloqués à l'étranger et éprouvent une forte appréhension à l'idée de perdre leur statut de résident fiscal. Selon BFM, cette anxiété grandissante reflète les préoccupations autour des régimes fiscaux des Émirats.
Les expatriés bénéficient généralement d'une exonération totale sur le revenu, mais cela est soumis à certaines conditions, notamment la nécessité de passer au moins 183 jours sur le sol émirati dans une période de 12 mois. Une réduction de ce seuil à 90 jours est envisageable si le résident possède des liens significatifs avec le pays, comme un emploi ou une résidence permanente.
La guerre actuelle bouscule ces normes et complique les déplacements. Alors que les aéroports de Dubaï et d'Abou Dhabi restent ouverts, le trafic aérien demeure volatile, avec des vols peu fréquents et coûteux.
Une réponse adaptée à chaque situation
Pour éviter une fuite prolongée des capitaux et des talents, les autorités émiraties planifient d'adopter une approche plus flexible. Comme rapporté par le Financial Times, des mesures de clémence pourraient être mises en œuvre en tenant compte des perturbations liées au conflit sur une base individuelle.
Michael Kortbawi, un expert juridique de Dubaï, a souligné : "Le gouvernement des Émirats arabes unis s'adaptera à chaque situation, prenant en compte les troubles de voyage".
La question est loin d'être anodine. Pratiquement, 9,5 millions des 11,5 millions de résidents des Émirats sont des étrangers. Conserver ces professionnels fortunés est d'une importance cruciale tant pour l'économie que pour l'image de Dubaï. La fiscaliste Elsa Littlewood a récemment déclaré : "Il est impératif de maintenir ces résidents, surtout alors que la réputation de Dubaï en tant que refuge sûr est mise à l'épreuve".







