Depuis début mars, le Liban fait face à une grave crise sanitaire avec 28 attaques recensées contre le personnel médical et les services de santé, entraînant 30 morts et 35 blessés. Cette escalade de violence est liée au conflit croissant entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, qui a débuté le 2 mars suite à une offensive israélo-américaine sur l'Iran.
"L'armée israélienne intensifie ses frappes tout en avançant des allégations non fondées selon lesquelles les ambulances et les établissements de santé seraient utilisés à des fins militaires", déclare Amnesty International dans un communiqué diffusé le 19 mars. L'organisation souligne l'importance de protéger les soignants et appelle Israël à "cesser immédiatement les attaques contre ces professionnels, ainsi que contre les centres médicaux et les secouristes".
Amnesty insiste également sur le caractère illégal de ces agressions, affirmant que frapper des professionnels de la santé dans l'exercice de leurs fonctions humanitaires constitue une violation grave du droit international humanitaire, pouvant être qualifiée de crime de guerre.
Alors que la situation au Liban se détériore, d'autres acteurs régionaux s'expriment également. Selon un rapport de France info, l'Union européenne a appelé Israël à "cesser" ses opérations militaires sur le territoire libanais.







