À Rouen, l'antenne locale de SOS Amitié se retrouve dans une situation précaire. D'ici trois mois, elle devra quitter son appartement, propriété de la Ville, sans solution de repli en vue. Marie-Christine His, présidente de l'association, exprime son angoisse : « Dans trois mois, nous serons à la rue », affirme-t-elle, conscient des milliers de personnes en souffrance qu'ils soutiennent.
L’association, qui compte une trentaine de bénévoles écoutants opérant 24 heures sur 24, se voit contrainte de changer de local en raison des nouveaux projets de la municipalité. Pour sa part, le volontaire Maxime Lhoir souligne l'importance cruciale de leur mission : « En 2024, nous avons reçu 637 000 appels, et notre équipe doit faire face à une demande en hausse constante », informe-t-il.
Deux pièces fermées et une salle de réunion ou de repos
Pour augmenter le nombre d'appels traités, SOS Amitié Rouen a recruté une dizaine de nouveaux écoutants en début d'année. Ils visent un espace comprenant deux pièces fermées et une salle de réunion ou de repos pour renforcer leur équipe. « Notre budget est d'environ 15 000 euros, principalement destiné aux formations de psychologues pour accompagner nos bénévoles », précise Lhoir.
Face à cette situation, l'association recherche un emplacement au loyer « très » modéré dans l'agglomération rouennaise. « Il est impératif que le lieu soit accessible à tous nos bénévoles, peu importe l'heure », insiste Marie-Christine His. Un appel à propositions a été lancé via les réseaux sociaux, sans retour positif à ce jour.
« Nous savons qu'il existe de nombreux logements vacants dans la région. Nous espérons en trouver un rapidement pour poursuivre notre action. » SOS Amitié exerce cette activité depuis plus de 60 ans, quelques années après sa création en France en 1960. Il serait tragique de voir cette initiative disparaître.
Pour toute proposition : communication@rouen.sosamitie.org







