Alors que le détroit d'Ormuz est le théâtre de tensions géopolitiques croissantes, le magazine indépendant chinois Caijing a récemment publié un entretien captivant avec Gao Yang, un cuisinier chinois coincé à bord d'un vraquier dans le port iranien de Bandar Abbas. Dans cet échange, le journaliste Jiang Wei met en lumière la résilience de Gao face à des circonstances difficiles. “Ce qui compte, c'est de vivre dignement malgré la guerre qui gronde autour de nous. Les Iraniens m'ont montré comment gérer cette situation,” confie-t-il.
Bien que les coupures fréquentes d'internet compliquent sa communication, Gao reste actif sur Zhihu, un réseau social chinois. Son récit captivant, remarqué par Caijing, dévoile un quotidien fait d'attente et d'ingéniosité. Les travailleurs du port entretiennent des interactions chaleureuses avec l'équipage, aidant à créer une forme de solidarité.
“Tant que les bombes ne nous tombent pas dessus”
“La nuit, le navire tangue légèrement à cause de l'onde de choc d'explosions lointaines.” Entre réparations et moments de pêche, Gao doit aussi gérer une situation précaire avec des provisions limitées, ce qui lui apporte une angoisse supplémentaire. “Il y a eu une semaine où l'eau potable manquait, mais les ouvriers iraniens ont finalement réapprovisionné,” raconte le cuisinier.
Dans des échanges poignants, Gao Yang évoque les interactions avec les dockers iraniens, qui, malgré les risques, montrent un besoin désespéré de travailler. “Pas de travail, pas de revenus,” constate-t-il, ajoutant que son évaluation personnelle des dangers se base sur la présence des dockers. “Tant qu'ils sont là, la vie continue,” se résigne-t-il.
La situation est incertaine, mais Gao Yang semble conserver un certain humour. “Même si l'armée américaine débarque, cela n'affectera pas ma cuisine. Ils pourront même goûter à mes plats,” conclut-il, affichant une philosophie étonnante face à l'adversité.







