Au cœur du procès pour double meurtre de la DZ mafia, Amine Oualane, 31 ans, décrit sa vie en détention, où il est incarcéré depuis l'âge de 18 ans. Ce personnage notoire, jugé pour association de malfaiteurs à la cour d'assises d'Aix-en-Provence, partage son quotidien en prison, témoignant ainsi des défis et des adaptations qu'il a dû surmonter.
Oualane, qui a été religieusement marié en détention en 2021, est père de deux jeunes enfants qu'il voit grandir lors des parloirs. Sa compagne, étudiante aide-soignante, s'occupe d'eux, tandis qu'il affirme s'être sevré du cannabis après avoir été un consommateur régulier. Mais sa détention ne s'explique pas par de simples infractions : il est lié à des affaires très graves, impliquant des meurtres.
Des rapports de l'administration pénitentiaire révèlent qu’Oualane présente un comportement exemplaire en prison, contrastant avec d'autres détenus comme Gabriel Ory, également accusé dans cette affaire. Alors qu'Ory accumule les incidents, Oualane se distingue par son calme. Le Parisien souligne que malgré son passé criminel, il aurait su s'adapter à l'environnement carcéral.
Avis d'expert : « Je suis suradapté »
Durant le procès, un expert psychiatre a évoqué le fait que certaines personnalités, notamment les narcissiques, s'épanouissent en prison. Oualane, quant à lui, déclare : "Je ne suis pas adapté à la détention, je suis suradapté." Dans la prison de Vendin-le-Vieil, il participe à des activités sportives, respectant ainsi l'encadrement pénitentiaire.
Il évoque son expérience à Condé-sur-Sarthe, la qualifiant d'un véritable cauchemar où les conditions d'incarcération sont particulièrement sévères, avec de longues heures passées en cellule. En réaction, il critique le système, soulignant le traitement inégal réservé aux plus vulnérables.
Des coûts de vie exorbitants en prison
Oualane exprime également son indignation concernant les coûts associés aux parloirs. "Ça fait 500 euros à chaque déplacement pour les familles," s'indigne-t-il. Il critique en outre les tarifs des cabines téléphoniques de la prison, précieux pour maintenir le contact avec l'extérieur, à 10 euros de l'heure.
Les enjeux de ces frais prennent une résonance particulière dans le cadre de l'enquête "Octopus", qui scrute les activités de la DZ mafia. La situation de Oualane et Ory est représentative des défis que rencontrent les détenus tout en mettant en lumière le système carcéral.







