Un scandale de voyeurisme secoue actuellement le conseil départemental de l'Eure, avec la révocation d'un agent soupçonné d'avoir filmé ses collègues à leur insu pour créer des vidéos à caractère sexuel. Comme l'a rapporté le quotidien Paris-Normandie, les faits ont été signalés par le département en décembre dernier. L'homme, travaillant dans le service juridique, a été interpellé quelques jours plus tard par les forces de l'ordre sur son lieu de travail.
Les preuves accumulées sont accablantes : plus de 10.000 photos ont été retrouvées. Ce dernier a non seulement filmé ses collègues, mais a également utilisé des logiciels d'intelligence artificielle pour retravailler ces contenus afin d'en faire des vidéos explicites. Suite à une procédure disciplinaire, il a été révoqué le 24 mars dernier après une décision du conseil de discipline.
Plus d'une trentaine de victimes
Le conseil départemental a affirmé sa « pleine solidarité aux victimes » et a souligné son engagement d'une « tolérance zéro » face à tout comportement sexiste. À ce jour, 34 victimes ont été identifiées, et une enquête est actuellement en cours sous la direction du parquet d'Évreux, visant à recueillir les témoignages de toutes les personnes concernées.
Le procureur de la République, Rémi Coutin, a déclaré à ICI Normandie que « ces faits ont profondément affecté les victimes. Un accompagnement a été immédiatement mis en place, en incluant un soutien psychologique ». Certains d'entre elles sont d'ailleurs toujours en arrêt de travail, témoignant de l'impact dur sur leur santé mentale.







