Face à l'envolée des prix à la pompe, l'exécutif français envisage un mécanisme inédit pour maîtriser les marges des distributeurs, avec un seuil envisagé à 1,71 euro le litre. Cette initiative, révélée par Le Parisien, vise à éviter les effets d'aubaine liés à la crise actuelle, notamment à cause des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cependant, Matignon tempère en indiquant que cette décision n'est pas encore finalisée.
D'après les informations rapportées par Le Parisien, l'exécutif réfléchit à la mise en place d'un dispositif exceptionnel de plafonnement des prix. Un projet de décret a été élaboré pour établir un seuil automatique déclencheur : au-delà de 1,71 euro le litre, l'État pourrait intervenir pour encadrer les marges des distributeurs.
Cette mesure est perçue comme une tentative de répondre au mécontentement croissant des conducteurs. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, les prix des carburants en France ont grimpé de 28 centimes pour le SP95-E10, 27 centimes pour le SP98, et 61 centimes pour le gazole. Comme l'indique RTL, la barre symbolique de 2 euros a été atteinte le 9 mars pour le gazole et le 1er avril pour le SP95-E10, qui est l'essence la plus courante.
Initialement, le cessez-le-feu avait entraîné une chute des prix du pétrole qui avaient flambé durant le conflit. Cependant, ces derniers ont à nouveau augmenté, influencés par les récents événements au Moyen-Orient, notamment l'échec des négociations entre les États-Unis et l'Iran. Selon les statistiques officielles, RTL souligne que les prix des carburants ont à peine réduit d'un centime depuis la conclusion du cessez-le-feu, très en deçà des 5 à 10 centimes de baisse escomptés.







