Les boulangers en colère : le gouvernement face à une décision controversée sur le 1er mai

Dominique Anract dénonce le report du débat sur le travail du 1er mai, créant une onde de choc.
Les boulangers en colère : le gouvernement face à une décision controversée sur le 1er mai
Ce vendredi 27 février, une boulangerie du 14e remporte le concours 2026 de la meilleure baguette tradition. Crédit : Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le report du débat sur le travail des salariés le 1er mai à 2027 suscite une vive indignation parmi les acteurs concernés. Sur RTL, Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française, a exprimé son mécontentement face à une décision prise trop tardivement, qui remet en question le dialogue social.

Cette décision signifie que les boulangers et fleuristes ne pourront pas faire travailler leurs employés le 1er mai, un jour férié traditionnellement chômé. Sous la menace d'une motion de censure, le gouvernement a renoncé à adopter, dès 2026, une loi visant à assouplir les règles concernant le travail ce jour-là. Ce recul a provoqué la colère des artisans, qui avaient espéré un assouplissement de la réglementation.

Dominique Anract a déploré, lors de son intervention sur RTL, avoir découvert cette décision tardivement. Il a souligné l'absence de consultation des organisations patronales, ce qui lui a donné un sentiment d'exclusion : "On n’est pas très content, ça fait deux ans qu'on travaille sur ce dossier, et on ne peut pas être informés si tard".

À quelques jours de cette date symbolique, Anract a exprimé une profonde inquiétude pour les 35.000 boulangeries françaises et leurs 200.000 salariés. "Qu'est-ce que je dis à mes équipes ? On ne peut pas leur annoncer la veille qu'ils ne travailleront pas," a-t-il déclaré. Cette incertitude complique la planification pour les petits commerces.

Par ailleurs, Anract a mis en garde les artisans qui choisiraient de désobéir à cette décision, rappelant que les sanctions peuvent atteindre 750 euros par salarié, et jusqu’à 1.500 euros pour les travailleurs mineurs. Une rencontre avec la ministre du Travail est prévue pour discuter d'une éventuelle absence de sanctions, mais Anract insiste sur la nécessité de clarté : "Il faut que les consignes soient solides et claires pour éviter des erreurs d'interprétation".

En outre, cette situation soulève des questions bien plus larges. Anract argue que le manque de concertation de la part du gouvernement mine le dialogue social entre les partenaires sociaux. "C'est un coup de canif dans le dialogue social," a-t-il conclu, soulignant l'importance d'une coopération constructive dans le maintien des intérêts des petits commerces.

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