Un tribunal correctionnel de Rouen a prononcé une peine de deux ans de prison avec sursis contre un gérant de restaurant de 49 ans, reconnu coupable d'agressions sexuelles sur cinq de ses anciennes employées. Les faits d'agression incluent des gestes inappropriés et des commentaires déplacés. Agissant sans vergogne, l'ancien gérant profitait de sa position pour soumettre ses anciennes collègues à des propositions sexuelles explicites, ainsi qu'à des attouchements inacceptables sur les fesses et la poitrine.
Lors de l'audience, le prévenu a admis les faits, mais a tenté de minimiser son comportement en évoquant un contexte de travail difficile, associé à une consommation excessive d'alcool. Il a décrit cette ambiance comme étant "jamais très finaude". Seules une de ses victimes s'est manifestée comme partie civile ; les autres n'étaient pas présentes durant le jugement.
Face à l’accusation, le procureur a discuté d’une peine de trois ans avec sursis, en raison du “positionnement peu rassurant” du prévenu, qui a montré des difficultés à reconnaître la gravité de ses actes. Toutefois, le tribunal a pris en compte l’ancienneté de la procédure et le respect par le prévenu de son contrôle judiciaire pendant une période de dix ans. En conséquence, il a échappé à toute inscription au FIJAIS, le fichier national des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.
Des experts en droit pénal soulignent l'importance de traiter les agressions sexuelles au travail avec la plus grande sévérité, pour protéger les victimes et prévenir de futurs abus. Cette affaire met également en lumière la nécessité de promouvoir un environnement de travail sain, exempt de harcèlement.







