Claude Salmier, 43 ans, est actuellement jugé depuis ce 28 avril devant la cour d’assises de la Gironde pour le meurtre de Martine Delarche. Cette femme de 67 ans a été retrouvée poignardée dans son domicile au cours de la soirée du 9 août 2022, à Floirac. Martine avait aidé Salmier lors de sa réinsertion après une peine de prison.
Les photos diffusées lors du procès sont particulièrement choquantes. Le corps de Martine, couché sur le sol de sa chambre, porte les cicatrices de 22 coups de couteau. Son visage est couvert de sang, une scène décrite par un médecin légiste comme « une horreur indescriptible ». Au premier jour des débats, Claude Salmier, assis dans le box des accusés, a refusé de regarder les images, cachant son visage avec ses mains.
Accusé de meurtre, Salmier fait également face à des circonstances aggravantes : le fait que le crime ait été commis par un proche de la victime et qu'il était sous l'emprise de stupéfiants. D'après une enquête menée par France 3, le meurtrier présumé avait le casier judiciaire chargé, comprenant des menaces de mort envers son ancienne compagne.
Une relation d’aide tragique
Martine Delarche, ancienne secrétaire dans un cabinet d'avocats et mère de trois enfants, s'était engagée à soutenir Salmier, qu'elle considérait comme un « oisillon perdu ». Elle avait même partagé avec ses proches qu'elle souhaitait aider Claude après la perte tragique d'un petit-fils quelques années auparavant. Sa fille a commenté : « Elle voyait en lui une façon de donner un sens à sa douleur ».
Le couteau utilisé pour le crime a été découvert dans l'évier de la cuisine, un couteau de 4 cm de large et 19 cm de long.
Le jour des faits, peu avant 22 heures, Claude Salmier a appelé la police et a déclaré avoir tué sa "mère de cœur". Bien qu'il ait d'abord admetté son acte, il a par la suite mentionné un agresseur mystérieux. Arrêté sur place, son comportement a été jugé aberrant par les enquêteurs, qui ont mis en évidence des incohérences dans ses déclarations.
Diagnostic psychiatrique en débat
Les proches de Salmier l'ont décrit comme une personne aimable, mais souffrant de troubles psychiques. Selon une de ses sœurs, des signes de maladie mentale se manifestaient près d'une décennie avant le meurtre. Après une hospitalisation pour des comportements violents en 2018, il aurait été diagnostiqué comme étant bipolaire et présentant des tendances schizophréniques. La nuit de l'agression, il aurait consommé du cannabis, ce qui soulève des questions sur son discernement au moment des faits.
Le témoignage des experts psychiatres sera décisif, et le verdict est attendu demain.







