Ce lundi 26 avril, un incident dramatique a eu lieu à la prison de Rennes-Vezin lorsque une surveillante a subi un violent coup à la tête de la part d'un détenu. Parallèlement, un autre prisonnier a tenté d'introduire des stupéfiants dans l'établissement, marquant une journée chaotique pour le personnel pénitentiaire. Ce mercredi, une mobilisation du personnel est prévue pour dénoncer des dysfonctionnements alarmants.
Les événements se sont enchaînés rapidement au centre pénitentiaire. À 15h30, des proches d'un détenu en détresse psychologique ont alerté la direction, inquiets de son comportement. Suite à une intervention de la directrice et des gardiens, l'individu s'est montré très agressif. Une demi-heure plus tard, alors qu'il était escorté vers le service médico-psychologique, il a frappé une surveillante, la laissant gravement blessée. Le syndicat FO Justice a souligné que l'agression aurait pu avoir des conséquences bien plus graves sans l'intervention rapide des collègues.
Les incidents ne se sont pas arrêtés là. Un détenu, de retour d'une permission, a essayé de faire entrer 250 grammes de stupéfiants en les dissimulant sur lui. En tentant de fuir, il a provoqué une nouvelle tension, mais a été rapidement maîtrisé par le personnel.
Une situation alarmante
Le syndicat FO Justice a déploré que les deux détenus concernés étaient connus pour leur comportement difficile sans pour autant présenter des risques psychiatriques majeurs. Florian Adam, secrétaire local du syndicat, a déclaré : "Les conditions actuelles dans les prisons reflètent une violence croissante dans la société." La surveillante blessée a été hospitalisée et, bien que des examens n’aient révélé aucune lésion gravissime, elle endure des douleurs physiques et un traumatisme psychologique significatif.
Adam a critiqué les protocoles de sécurité lors du transfert du détenu agressif, arguant que la direction aurait dû prendre des mesures plus prudentes dès le départ, notamment en plaçant immédiatement l'individu en quartier disciplinaire.
Un appel à l'action
En parallèle de ces incidents, le personnel était mobilisé pour dénoncer la surpopulation carcérale et le manque de moyens. Un nouveau blocus est prévu ce mercredi, avec des dizaines d'agents s'étant mobilisés pour faire passer leur message. "Il ne faut pas toucher un bleu," a martelé Florian Adam, exprimant l'indignation du personnel face à une gestion qu'il juge inadéquate de la part de la direction. Les agents espèrent entamer un dialogue constructif avec la nouvelle cheffe d'établissement pour améliorer les conditions de travail au sein de la prison.







