Ce samedi 30 avril, plus de 200 personnes se sont réunies à Caen pour honorer la mémoire de Redaa, un homme de 30 ans poignardé le 19 avril 2026 à la sortie d'une boîte de nuit. Les participants, en silence, ont défilé entre la place Saint-Sauveur et l'avenue de Tourville, brandissant une banderole portant l’inscription "Justice pour Redaa. Stop à la violence".
« Nous avons déposé des roses blanches sur les lieux du drame », expliquait un proche, tandis que la mère de Redaa, Naïma, partageait son chagrin avec sincérité : "Ma vie s'est arrêtée le 19 avril. On m'a arraché un organe ce jour-là, pour des futilités. Je demande justice pour mon fils". Son cri du cœur visait également à sensibiliser la société sur la violence croissante, en déclarant : "On n'en peut plus de cette violence. Les mamans n'en peuvent plus… Il faut dire stop !".
Wissem El Khelifi, le grand-frère de Redaa, a également pris la parole, soulignant que la tragédie de son frère ne doit pas être vue comme un simple fait divers. "Nous ne l'acceptons pas. Il est impératif que le responsable soit identifié et traduit en justice", a-t-il insisté. L'enquête se poursuit sans qu'aucune arrestation n'ait encore eu lieu.
Cette marche a été un moment de recueillement et de solidarité, mais aussi un appel urgent à la fin de la violence qui touche trop de familles. L'écho de ces mots résonne dans toute une communauté, touchée par cette tragédie.







