Pascal Galéoté, secrétaire du CSE du Grand Port Maritime de Marseille, et Bernard Cristalli, son trésorier, ont été condamnés à un an de prison avec sursis pour avoir détourné plus de 260 000 euros destinés au comité d'entreprise entre 2014 et 2018. Cette décision a été émise par le tribunal correctionnel de Marseille, qui a également prononcé trois ans d'inéligibilité à l'encontre des deux prévenus.
Les juges ont ainsi suivi les réquisitions du parquet, soulignant des frais inappropriés engagés pour des repas, des transports, ainsi que divers achats comme des ordinateurs et téléphones. Par exemple, des dépenses extravagantes incluent plus de 98 000 euros pour des repas, dont certains dans des établissements parisiens réputés.
Le train de vie du comité d'entreprise épinglé par la Cour des comptes
Cette affaire a été mise en lumière grâce à un rapport de la Cour des comptes établi en 2020, qui avait entraîné l'ouverture d'une enquête par le parquet de Marseille. Le Canard enchaîné avait également évoqué le train de vie de ces élus, intitulé "Une vie de pacha pour les élus CGT au frais du CSE". La situation a provoqué des réactions de soutien, avec la présence d'une centaine de militants CGT devant le commissariat lors de la garde à vue de Pascal Galéoté en janvier 2025.
Ce cas soulève des questions sur la gestion des ressources au sein de syndicats, et plusieurs experts interrogés estiment crucial de renforcer la transparence et les responsabilités à tous les niveaux dans le milieu associatif et syndical.







