Un véritable scénario de film s'est déroulé en Île-de-France lorsque des trafiquants ont tenté de s'emparer de 244 kg de cocaïne, soit une valeur de 6 millions d'euros. Ce braquage raté, survenu lors d’un transit en provenance du Havre, met en lumière les dangers que rencontrent les routiers dans leur quotidien.
Dès 6 heures du matin, alors qu'il livrait un conteneur de rhum à son entrepôt à Saint-Ouen-l’Aumône, le camionneur a été intercepté sur la route par un véhicule suspect. À l'intérieur, trois hommes portant des brassards de police ont tenté de le contraindre à s'arrêter. Cependant, grâce à sa présence d'esprit, le routier a réussi à éviter le piège et a rapidement alerté les véritables forces de l'ordre.
À son arrivée, les ouvriers de l'entrepôt ont découvert que la cargaison de rhum avait été altérée par des cartons renfermant une poudre blanche révélant une partie de la véritable nature de la marchandise. Les forces de l'ordre, immédiatement présentes, ont découvert 35 boîtes contenant de la cocaïne. Les enquêteurs ont pris la lutte en mains, y compris l'OFAST des Yvelines et la DCOS du Val-d’Oise, mais la plaque d'immatriculation retenue par le chauffeur s'est avérée être celle d'une voiture volée, rendant l'enquête plus complexe.
Un problème au port du Havre ?
Ce n'est pas la première fois que le port du Havre se retrouve au cœur de telles activités illicites. Ce système d'importation de cocaïne à partir des Antilles constitue une méthode traditionnelle pour les trafiquants, leur permettant de transporter de grandes quantités via des routes maritimes. En 2024, sur 53 tonnes de cocaïne saisies en France, 14,4 tonnes provenaient du Havre, selon le ministère de l'Intérieur.
Mais chaque envoi pose un défi : comment faire sortir la marchandise, souvent en s'assurant la complicité de dockers ou de chauffeurs routiers ? Des questions subsistent quant à l'éventuel défaut de complicité dans ce cas, qui a conduit à la tentative d'attaque violente. Les enquêtes futures pourraient permettre de dévoiler non seulement les auteurs, mais aussi les vrais commanditaires de cette opération, qu'ils soient basés en Île-de-France ou aux Antilles. D’après des sources de Le Parisien, cette dynamique illustre parfaitement les enjeux rencontrés par les forces de l'ordre face à la montée en puissance des réseaux de narcotrafic.







