Quatre adolescents âgés de 14 à 16 ans sont sous le coup d'une enquête pour avoir piégé au moins sept hommes à travers des faux profils sur Grindr, une application dédiée à la communauté LGBTQ+. Les faits, qui auraient eu lieu dans le nord de la Gironde, ont été révélés par le parquet de Libourne lors d'une conférence de presse récente.
Ce modus operandi choquant a débuté début mars, lorsque les gendarmes ont reçu une première plainte d’un homme de 37 ans, le 6 mars à Blaye. Pensant participer à un rendez-vous amoureux, il a été étonnamment confronté à un groupe masqué et vêtu de noir qui l'a violemment agressé. Il a réussi à s'enfuir, mais d'autres hommes ont également subi le même sort au cours des nuits suivantes dans diverses communes comme Saint-Ciers-sur-Gironde et Bourg-sur-Gironde.
À ce jour, sept victimes ont été identifiées, mais les autorités craignent qu'il y ait d'autres personnes touchées qui n'ont pas encore osé se manifester. "Il est essentiel de briser le silence", a déclaré un représentant de la communauté LGBTQ+, soulignant l'importance de la solidarité face à de telles agressions.
Groupe d'adolescents mis en cause
Les investigations menées par les gendarmes de Blaye ont permis d'identifier les quatre suspects, interpellés le 11 mars. Bien qu'ils aient été relâchés en attendant l’avancée de l’enquête, les preuves rassemblées contre eux semblent accablantes. En effet, des vidéos des agressions ont été enregistrées par les agresseurs eux-mêmes, ce qui pourrait compliquer leur défense.
Les enquêteurs ont également confirmé que le faux profil sur Grindr était mis en place dans le but délibéré d'attirer des utilisateurs homosexuels, démontrant une stratégie malveillante et ciblée. Le parquet de Libourne a précisé que l'enquête se poursuit afin d'identifier d'autres membres potentiels de ce groupe.
Ce triste événement soulève des questions sur la sécurité des personnes LGBTQ+ dans les espaces numériques et sur la nécessité de campagnes de sensibilisation pour prévenir de telles dérives. La communauté et les militants des droits humains aspirent à une société où chacun peut vivre librement et sans crainte de violence.







