La police britannique a procédé, le 25 mars, à l'arrestation de deux suspects liés à l'incendie ayant détruit quatre ambulances affiliées à la communauté juive, stationnées près d'une synagogue à Londres. L'attaque, survenue dans la nuit de dimanche à lundi, a été qualifiée par les autorités de « crime de haine antisémite ». Selon des sources policières, cette initiative serait attribuée à un groupe islamiste, présumément en lien avec l'Iran.
Les deux individus, âgés de 47 et 45 ans, ont été interpellés dans le centre et le nord-ouest de Londres, où des perquisitions sont en cours. Ils sont mis en examen pour « incendie criminel avec intention de mettre des vies en danger » et sont actuellement en garde à vue. La police londonienne a confirmé que les deux suspects étaient de nationalité britannique.
Incendiées aux alentours de 1 h 30, les ambulances de l'association Hatzola, qui assure un service d'urgence bénévole, étaient garées dans un parking jouxtant la synagogue à Golders Green, quartier abritant une importante communauté juive. Malgré l'importance de l'acte, fort heureusement, il n'y a eu aucune victime.
L'unité antiterroriste de Londres a pris en charge l'enquête, même si, à ce stade, l'incident n'est pas qualifié de « terroriste ». Helen Flanagan, cheffe de l'unité, a souligné que « des images de vidéosurveillance indiquent qu'au moins trois personnes étaient impliquées ». Ces arrestations représentent un pas en avant dans l'enquête, mais plusieurs pistes restent à explorer.
Mark Rowley, chef de la police londonienne, a également mentionné que l'enquête se penche sur les liens avec un groupe islamiste ayant revendiqué d'autres attaques en Europe. Ce groupe, dénommé « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya », a publié une vidéo revendiquant l'attaque sur une chaîne Telegram. Ce dernier est soupçonné d’être pro-iranien, et a été lié à d'autres attentats en Belgique et aux Pays-Bas, comme l'indiquent des experts du SITE Intelligence Group.
Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes liées à la situation géopolitique au Moyen-Orient, notamment les conflits opposant l'Iran à Israël et aux États-Unis.
Lors d’un récent discours, Mark Rowley a évoqué la menace émanant de l’État iranien, précisant que leur augmentation ces dernières années soulève de vives inquiétudes. Bien qu'il soit encore trop tôt pour établir un lien direct entre l'attaque et l'Iran, il a souligné que l'enquête déterminera la nature exacte des implications.







