À l'hôpital de Nabatieh, le sud du Liban, les cris de douleur percent le chaos ambiant. Deux jeunes secouristes ont perdu la vie lors d'une attaque par drone israélien, marquant le 25e jour de guerre au Moyen-Orient, une escalade de violence provoquée en grande partie par les tensions israélo-américaines.
Parmi les victimes figure un jeune apprenti de seulement 14 ans. Une soignante, submergée par le chagrin, s’interroge : "Qui va l'annoncer à sa mère ? Qui va lui dire ?" Ce jeune, avide d'aider son prochain, avait choisi de s'engager dans le secourisme, insistant pour rester sur le terrain malgré la guerre. Douja, également soignante, a témoigné de sa détermination à BFMTV.
Avec l'entrée en guerre du Hezbollah, allié de l'Iran, les frappes israéliennes se multiplieront, touchant non seulement les bastions du Hezbollah, mais également des zones résidentielle.
"Israël prétend cibler des chiites et le Hezbollah, mais c'est l'ensemble du Liban qui est visé, tous âges confondus", s'indigne Douja. BFMTV ajoute que cette approche indiscriminée soulève des questions éthiques et humanitaires grave.
"Ce sont des sauvages"
Un peu plus haut dans l'hôpital, Ahmad, un secouriste, rapporte qu'il a été blessé en intervenant après un bombardement. "On sauve des gens et on est frappé. Ce sont des sauvages, c'est de la pure sauvagerie", murmure-t-il dans un souffle, allongé sur son lit d'hôpital, les mains bandées. Chaque mission pour les secouristes est périlleuse ; depuis le début du conflit, ils doivent désormais travailler avec des gilets pare-balles.
Les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles. Ali, un autre secouriste, souligne que les blessures qu'ils traitent sont souvent catastrophiques, influencées par la nature des frappes : "On voit des blessures par balles, des perforations, des plaies thoraciques", affirmant qu'il s'agit d'attaques injustifiées contre une population civile.
Dans la nuit de mardi à mercredi, un nouveau raid israélien a coûté la vie à au moins neuf civils dans le sud du Liban, selon l'agence ANI, alors que l'armée israélienne a ordonné l'évacuation de certaines zones de Beyrouth en prévision d'autres frappes.
Le climat d'anxiété est palpable dans le pays, la population se demande jusqu'où ira cette violence. Les secouristes, en première ligne, continuent de risquer leurs vies pour sauver celles des autres, confrontés à des dilemmes moraux et éthiques sans précédent. La communauté internationale doit-elle intervenir pour protéger ces héros du quotidien ? Les questions demeurent ouvertes.







