Dans la nuit du 24 mars, l'Ukraine a été le théâtre d'une escalade violente, marquée par des frappes russes massives qui ont causé la mort d'au moins quatre personnes. Les alertes aériennes, déclenchées sur presque tout le territoire, ont progressivement été levées au matin, mais l'atmosphère reste tendue.
Les régions de Poltava et de Zaporijjia ont été particulièrement touchées. À Poltava, deux victimes ont été enregistrées, tandis qu'à Zaporijjia, une attaque a entraîné la mort d'un civil et blessé au moins cinq autres, comme l'a rapporté Ivan Fedorov, le chef de l'administration régionale, sur Telegram. La situation à Kherson a également été dramatique, avec un civil tué directement dans sa maison, les secouristes retrouvant son corps dans les décombres, a déclaré Yaroslav Shanko, chef de l'administration militaire de la ville.
En outre, une femme de 76 ans a été blessée dans un incendie provoqué par une série de plus de vingt frappes en drones et mitrailles d'artillerie, a indiqué Oleksandr Ganzha, chef de l'administration régionale de Dnipropetrovsk. C'est une période de terreur pour les civils, comme l'a souligné le Président Volodymyr Zelensky, qui avait exprimé ses inquiétudes sur le risque d'une "frappe massive" lors de son adresse quotidienne.
Bien que les alertes aient été levées au petit matin, plusieurs régions demeurent en état d'alerte. Pendant ce temps, la Russie a affirmé avoir réussi à détruire 55 drones ukrainiens en vol, un indicateur de l'intensité des échanges d'attaques aériennes entre les deux belligérants. Ces événements lamentables ne font qu'ajouter à une crise humanitaire déjà sévère, et les préoccupations concernant la sécurité des civils ne cessent d'augmenter.







