Le détroit d'Ormuz, verrou stratégique du commerce mondial, est pratiquement bloqué. L'Iran exerce un contrôle strict sur les passages, ne laissant passer principalement que ses propres navires ou ceux qu'il autorise, transformant ce passage clé en un puissant levier économique et géopolitique.
Pendant ce temps, des pourparlers sont en cours, comme l’a mentionné Donald Trump, qui a récemment prolongé un ultimatum donné au régime iranien afin de rouvrir ce détroit. C’est devenu un atout majeur pour Téhéran dans le conflit actuel. Pour saisir l’importance de ce goulot d’étranglement, il est essentiel de considérer sa géographie. S’étendant sur un peu plus de 200 km, le détroit relie la mer d'Arabie au golfe Persique, et les navires y naviguent à travers des eaux peu profondes, bordées par les côtes iraniennes au nord et celles des Émirats et d’Oman au sud.
Ce passage, dans sa partie la plus étroite, ne mesure pas plus de 60 km de large, mais il représente un axe incontournable pour accéder aux ports des nations du Golfe, comme les Émirats, le Qatar, le Koweït, l’Irak et l'Arabie saoudite. Cela en fait un nœud central pour le trafic maritime, influençant ainsi directement le commerce global.
Comme le souligne le spécialiste en géopolitique Mehdi Arab, "le contrôle du détroit d'Ormuz offre à l'Iran non seulement un pouvoir sur le commerce pétrolier, mais également une capacité d'influence politique dans la région". Les enjeux restent donc très élevés dans cette vaste problématique où le commerce et la sécurité s’entrelacent.







