Selon un responsable anonyme, la télévision d'État iranienne a rapporté ce mercredi 25 mars que l'Iran avait décliné un plan de paix proposé par les États-Unis pour mettre un terme à la guerre qui dure depuis près d'un mois. Ce refus s'inscrit dans le cadre d'une médiation entamée par le Pakistan, qui a offert un plan en quinze points.
« L'Iran a réagi négativement à la proposition américaine », a déclaré Press TV, une chaîne publique anglophone destinée à un public international. La chaîne a ajouté que « la guerre ne prendra fin que si l'Iran en décide ainsi, et pas à l'initiative de Trump ».
Pour l'heure, aucun communiqué officiel n'a été diffusé. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui avait dirigé les pourparlers avec les États-Unis avant le conflit, n'a pas fait de déclaration.
Les agences de presse iraniennes, dont Mehr et Tasnim, ont relayé cette information, confirmant le refus iranien.
Cinq conditions pour l'arrêt des hostilités
Le responsable cité par Press TV a également précisé que l'Iran pose cinq conditions pour mettre un terme aux hostilités, qui ont été initiées le 28 février suite à des frappes israélo-américaines.
Ces conditions incluent l'arrêt des « agressions et assassinats » ciblant l'Iran, la création d'un mécanisme solidifié pour garantir l'absence de nouvelles offensives par Israël ou les États-Unis, ainsi qu'une forme de compensation pour les dommages subis, en préparation de la reconstruction.
De plus, l'Iran demande une cessation des hostilités sur tous les fronts, notamment en ce qui concerne les groupes de résistance tels que le Hezbollah, ainsi que des reconnaissances internationales sécurisant les droits de l'Iran sur le détroit d'Ormuz, un axe fondamental du commerce mondial en proie au conflit.
Cette situation reste préoccupante, les experts en relations internationales signalant l'importance du rôle du Pakistan en tant que médiateur dans cette crise. Selon le géopolitologue Jean-Pierre Filiu, « Les acteurs régionaux doivent s'engager plus activement pour apaiser les tensions avant qu'elles n'explosent dans un conflit à grande échelle ».







