La Cour d’appel britannique a récemment déclaré son incapacité à établir lequel des deux frères jumeaux monozygotes est le père biologique d’un enfant. En raison de leur patrimoine génétique identique, les tests ADN ne sont pas concluants, selon un rapport du Daily Telegraph.
Le mystère a débuté lorsque la mère de l’enfant est tombée enceinte après des relations avec chacun des jumeaux à seulement quelques jours d’intervalle. Cela rend l’identification du géniteur particulièrement difficile. L’affaire a été portée devant les tribunaux après que l’un des frères a été inscrit comme père sur le certificat de naissance, tandis que l’autre jumeau, accompagné de la mère, a souhaité revendiquer des droits parentaux. Un jugement antérieur avait rejeté sa demande, d’où le recours en appel.
Un défi unique pour la justice
La Cour d’appel du Royaume-Uni a tranché en affirmant qu’il était « impossible » d’identifier le véritable père de l’enfant. Bien qu’un test ADN ait montré que chacun des frères pourrait être le géniteur, leur identité génétique identique laisse planer le doute sur la paternité. « À l’heure actuelle, la vérité concernant la paternité de l’enfant demeure : il s’agit de l’un ou l’autre de ces jumeaux, sans possibilité de trancher lequel. Il est probable qu’un jour, la science pourra éclaircir cette situation, mais pour l’instant, cela requiert des investissements considérables », a noté Sir Andrew McFarlane, juge en chef de la section des affaires familiales.
Conséquences pour le père inscrit
En attendant une solution plus définitive, la Cour a suspendu les obligations parentales de l’homme inscrit comme père sur le certificat de naissance. Les juges ont souligné qu’il n’avait pas le droit d’être considéré comme tel, et par conséquent, sa responsabilité vis-à-vis de l’enfant doit être annulée. Cependant, son nom reste sur l’acte de naissance en raison d’une probabilité de 50 % qu'il soit effectivement le père. Selon les juges, « l’incapacité de prouver un fait ne prouve pas nécessairement son contraire ».
Ce cas soulève des interrogations non seulement sur les volets juridiques mais aussi sur les implications éthiques et scientifiques liés à la paternité dans des situations aussi précises. Des experts estiment que les avancées génétiques pourraient un jour offrir de nouvelles perspectives sur de tels dilemmes, mais pour l'heure, la justice se retrouve face à un enjeu insoluble.







