Le 30 mars dernier, la carte scolaire a révélé une nouvelle inquiétante pour le système éducatif: 56 fermetures de classes pour seulement 7 ouvertures dans le premier degré. En réponse, les enseignants de la Manche se sont mobilisés ce mardi 31 mars, à l'appel d'une intersyndicale regroupant CFDT, CGT, FO, FSU, SE-UNSA et Sud Education, ainsi que de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).
Les cours ont été fortement perturbés dans de nombreux établissements tant au premier qu'au second degré. Les enseignants grévistes dénoncent une tendance croissante aux suppressions de postes qui, selon eux, nuisent véritablement aux conditions d’apprentissage des élèves, ainsi qu’à l’environnement de travail des enseignants.
Des rassemblements ont eu lieu à Saint-Lô, Avranches et Cherbourg pour faire entendre leurs revendications. À Cherbourg, environ 200 manifestants se sont réunis devant le théâtre local vers 10h30, avant de se diriger vers la sous-préfecture. Leur cortège a accueilli plusieurs élus de l'opposition municipale, qui ont soutenu cette cause essentielle pour l'avenir de l'éducation.
Comme l'indiquent des experts en éducation, la réduction des moyens entraîne un cercle vicieux qui peut avoir des répercussions dramatiques sur la qualité de l'enseignement. Marie Dupont, professeur en sciences de l'éducation, souligne que "ces décisions budgétaires ont des conséquences directes sur les élèves et leur réussite". Le gouvernement doit impérativement entendre les appels à un meilleur financement de l'éducation pour éviter une détérioration continue de ce secteur vital.







