Le Mexique a exprimé sa profonde indignation suite à la mort d'un ressortissant mexicain, José Ramos, sous la garde de l'ICE (police américaine de l’immigration), survenue récemment en Californie. Ce décès, qualifié d'« inacceptable » par le ministère mexicain des Affaires étrangères, porte à 14 le nombre de décès de Mexicains dans des circonstances similaires durant le second mandat de Donald Trump.
L'ICE, souvent critiquée pour ses méthodes, est sous le feu des projecteurs après plusieurs incidents tragiques. Deux Américains avaient été tués en janvier lors de manifestations à Minneapolis, ce qui a intensifié le débat public sur les pratiques de cette agence.
Des mesures de protestation annoncées
Claudia Sheinbaum, la présidente mexicaine, a indiqué qu'une série de mesures diplomatiques et légales seraient mises en œuvre pour réclamer justice pour José Ramos. « Nous allons épuiser toutes les voies possibles », a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse à Los Angeles. Le Mexique se joindra à une plainte déposée par des ONG, visant à dénoncer les conditions de détention au sein de l’ICE.
Vanessa Calva Ruiz, directrice de la protection consulaire, a souligné l'insuffisance des soins médicaux offerts aux migrants détenus, qualifiant ces décès d'« inacceptables » et d'indicateurs de défaillances systématiques au sein de l'ICE.
Les circonstances de la mort de José Ramos
José Ramos, âgé de 52 ans, a été retrouvé inconscient au centre de détention d'Adelanto. Bien qu'il ait reçu des soins d'urgence, il a été déclaré mort à l'hôpital de Victorville. Son avocat, Jesús Arias, a critiqué l'étiquette de « criminel » collée à José. Il a annoncé des poursuites judiciaires et une enquête pour éclaircir les circonstances de cette tragédie.
Une crise humaine majeure
Cette tragédie s'inscrit dans une série de décès alarmants parmi les migrants. Selon les données officielles, 14 décès de migrants, provenant de divers pays, ont eu lieu sous la garde de l’ICE depuis le début de l'année, un chiffre qui s'élève à plus de 30 pour l'année précédente, le plus élevé depuis la création de l'agence en 2004.
L’épouse de José, Antonia Tovar, a plaidé pour la justice, affirmant qu’« il ne méritait pas de mourir ainsi ». Le ministère mexicain a appelé à une « inspection immédiate » du centre d’Adelanto, en raison des « graves défaillances » observées. La situation illustre les défis croissants liés à la politique d'immigration des États-Unis et le besoin urgent d'une réforme.







