Le président américain a renouvelé ses avertissements à Téhéran, signalant que si le détroit d'Ormuz, par où passe habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, n'était pas rouvert, les États-Unis intensifieraient leurs actions militaires.
Donald Trump a déclaré, lors d’un message publié sur sa plateforme Truth Social, qu'il était prêt à "faire sauter" les infrastructures critiques de l'Iran, y compris ses centrales électriques et l'île de Kharg, un hub essentiel pour l'industrie pétrolière du pays.
Ce n’est pas la première fois que Trump évoque des actions militaires. Dimanche, il avait déjà mentionné la possibilité d’une opération terrestre pour s’emparer du terminal pétrolier de Kharg, vital pour les exportations de brut iraniennes. "La sécurité énergétique de la région est en jeu", a-t-il affirmé, tout en ajoutant que d'autres installations, comme les usines de dessalement, pourraient également être dans la ligne de mire des États-Unis.
Malgré ces menaces, l'Iran a continué ses opérations militaires dans le Golfe. Un rapport de l’agence de presse koweïtienne a fait état d'une attaque contre un pétrolier koweïtien près de Dubaï, sans victimes. De plus, des missiles lancés vers l'Arabie Saoudite ont été interceptés, illustrant l'escalade des tensions dans la région.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a appelé l'Arabie Saoudite à expulser les forces américaines, en déclarant que les frappes iraniennes ne ciblaient que les "agresseurs".
L’Iran entrouvre Ormuz, Rubio optimiste
Malgré les tensions, un espoir de dialogue persiste. Une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à instituer des droits de passage pour les navires dans le détroit stratégique d'Ormuz, tout en bloquant l'accès aux États-Unis et à Israël. Cependant, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a exprimé son optimisme quant à la possibilité de discussions constructives avec certaines autorités iraniennes.
Dans ce contexte, l'ONU a convoqué une réunion d'urgence suite à la mort de trois Casques bleus au Liban, incidents qualifiés de "gravissimes" par le gouvernement français.
Wall Street ne prend pas Trump « au pied de la lettre »
Le climat d'incertitude persiste sur les marchés, le WTI, référence pétrolière américaine, enregistrant une hausse pour clôturer au-dessus de 100 dollars le baril. Malgré cela, les bourses européennes ont montré des signes de résistance, avec Londres et Paris en hausse, appuyées par des rapports de progrès dans les discussions avec l'Iran. Cependant, Wall Street semble moins convaincue, comme l'indique Sam Stovall, analyste chez CFRA, qui souligne que "Wall Street sait désormais qu’il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre".







