Lundi 30 mars, l'Espagne a pris une décision audacieuse en fermant son espace aérien aux avions américains impliqués dans le conflit au Moyen-Orient, alors que la guerre s'intensifie et entre dans son deuxième mois.
Depuis le début de cette guerre, l'Espagne s'est démarquée par une position ferme. Dans une déclaration prononcée le 4 mars, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a affirmé : "Non à la guerre", en réaction à l'opération israélo-américaine connue sous le nom de "Fureur épique", qui vise à éliminer le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Cette déclaration a été perçue comme un puissant appel à éviter les conflits armés.
"Nous refusons de voir la violation du droit international qui assure notre protection collective. Mettre fin aux conflits par la violence et les bombardements nous replonge dans les erreurs du passé", a souligné le chef du gouvernement.
Répercussions de la fermeture de l'espace aérien
Le lundi 30 mars, le gouvernement espagnol a accentué sa position. Confirmant les informations du quotidien El Pais, la ministre de la Défense, Margarita Robles, a déclaré : "L'utilisation des bases ne sera pas autorisée, et l'espace aérien espagnol est également fermé à toute opération liée à la guerre en Iran".
Les États-Unis possèdent en Espagne deux bases militaires, l'une à Cadix et l'autre à Séville, en Andalousie. Désormais, ces installations ne seront plus accessibles aux avions de combat et aux appareils ravitailleurs participant aux attaques en cours, rendant leur passage dans le ciel espagnol impossible.
Selon BFMTV et relayé par El Pais, certains bombardiers américains ont d'ailleurs dû contourner la péninsule ibérique pour passer par le détroit de Gibraltar, ce qui a rencontré des problèmes logistiques considérables. Il n'existe qu'une exception à ce veto espagnol : en cas d'urgence, les aéronefs concernés peuvent être autorisés à transiter ou atterrir sur le territoire espagnol.







