Le récent conflit au Moyen-Orient pourrait entraîner près de 45 millions d'individus dans une situation d'insécurité alimentaire, prévient le FMI. La directrice générale de l'institution, Kristalina Georgieva, a souligné que l'augmentation des prix de l'énergie ainsi que les ruptures d'approvisionnement en pétrole, gaz naturel liquéfié et engrais sont des facteurs cruciaux de cette crise imminente.
Dans son intervention avant les réunions de printemps à Washington, Georgieva a noté qu'une demande de soutien financier supplémentaire, estimée entre 20 et 50 milliards de dollars, pourrait être soumise par les États membres, en fonction de l'évolution du conflit. Elle a toutefois rassuré en affirmant que des politiques robustes mises en place par de nombreuses économies émergentes viendraient atténuer les effets de cette crise.
Aucun retour à la normale anticipé
Elle a exprimé des inquiétudes face à la forte probabilité que "l'insécurité alimentaire touche au moins 45 millions de personnes", ce qui pourrait porter le nombre total de personnes souffrant de la faim à plus de 360 millions. Elle a également souligné que, dans le meilleur des scénarios, il n’y aurait pas de retour à la situation qui prévalait avant le début des hostilités en Iran.
Le FMI s'apprête à publier une version révisée de son rapport sur l'économie mondiale, prenant en compte les répercussions du conflit. Ce document prévoira divers scénarios, allant d'une normalisation rapide de la situation géopolitique à un contexte où les prix énergétiques demeurent élevés pendant une période prolongée, accentuant le risque d'un cycle inflationniste sur le plan mondial. Les implications de ce conflit pourraient gravement influencer les anticipations d'inflation des marchés, entraînant des conséquences économiques douloureuses pour de nombreux pays.
Des experts tels que Jean-Marc Vittori, économiste en chef, affirment que ces dynamiques nécessitent une attention immédiate pour éviter une crise humanitaire majeure. Les retombées économiques de ce conflit pourraient redéfinir notre approche des politique alimentaires à l'échelle mondiale.







