Dans une opération inédite, le Royaume-Uni a surveillé trois sous-marins russes soupçonnés d'espionner des infrastructures critiques dans l'Atlantique Nord pendant un mois, selon les déclarations du ministre britannique de la Défense, John Healey. Ce dernier a souligné que, bien que l'attention internationale se soit souvent focalisée sur le Moyen-Orient, les autorités britanniques, en collaboration avec la Norvège, ont intensifié leur vigilance face aux récentes activités russes dans cette zone maritime stratégique.
Des forces navales britanniques ont déployé un sous-marin d'attaque et deux sous-marins espions russes ont été repérés à proximité directe de câbles sous-marins essentiels. Healey a précisé que l'opération a été menée dans les « eaux britanniques et alentour », garantissant une vigilance accrue via la Royal Navy et la Royal Air Force. « Nous avons assuré une surveillance continue 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », a-t-il déclaré.
Interrogé sur ces opérations d'espionnage, John Healey a affirmé que les forces britanniques avaient clairement indiqué aux sous-marins russes qu'ils étaient sous surveillance, et que toute tentative d'intrusion dans les infrastructures britanniques serait considérée comme une provocation sérieuse. « Nous n'avons jusqu'à présent aucune preuve de dommages », a-t-il rassuré, tout en avertissant la Russie des conséquences graves qui suivraient toute tentative de sabotage des câbles sous-marins.
Les tensions grandissent en Atlantique
Cette annonce a également été accompagnée d'une déclaration du journal The Telegraph, selon laquelle une frégate russe aurait escorté des pétroliers sous sanctions dans les eaux britanniques. Healey a confirmé que le Royaume-Uni se trouvait en mesure d’intercepter ces navires en cas d’intrusion sur son territoire. « Nous avons les capacités militaires requises et sommes prêts à agir si nécessaire », a-t-il déclaré, ajoutant que ces mesures avaient déjà incité la Russie à adapter ses trajectoires maritimes.
Selon les experts en sécurité maritime, ces événements illustrent une montée des tensions dans une zone où les enjeux économiques et stratégiques sont prépondérants. Le suivi intensif par les forces britanniques témoigne d'une volonté de protéger l'intégrité de ces infrastructures, vitales pour la connectivité maritime internationale.







