Une enquête est toujours en cours concernant le tragique incendie survenu lors de la nuit du Nouvel An à Crans-Montana, en Suisse, qui a emporté la vie de 41 personnes. Lors d'une récente audition, le maire de la commune, Nicolas Féraud, a tenté de se dédouaner en affirmant ne pas être au courant que les contrôles de sécurité au bar Le Constellation n'avaient pas été effectués depuis 2019. Malgré cette déclaration, il apparaît que la négligence a été largement mise en lumière après l'accident.
D'après les déclarations de son avocat, Christian Delaloye, M. Féraud soutient avoir toujours donné les moyens nécessaires pour garantir les inspections de sécurité. « Chaque fois que le personnel de sécurité a exprimé le besoin d'effectifs supplémentaires, la commune a répondu positivement », a-t-il déclaré. Toutefois, cette défense n'a pas suffi à apaiser la frustration des avocats des victimes, qui pointent un manque de clarté sur les circonstances entourant l'absence de contrôles pendant six longues années.
Les défaillances en question
« Nous n'avons pas reçu de réponses à la question fondamentale : pourquoi aucun contrôle n'a été effectué durant cette période ? », a exprimé l'avocat Alain Viscolo lors de l’audition. De son côté, Me Romain Jordan a dénoncé « la dynamique de négligences qui a conduit à ce drame », signalant une chaîne de responsabilités floues et dispersées au sein des autorités locales.
Les causes de l'incendie
L’enquête se concentre également sur les propriétaires français du bar, Jacques et Jessica Moretti, et les règles de sécurité en matière de prévention des incendies. Le sinistre aurait été provoqué par des étincelles émises par des bougies « fontaine », qui ont enflammé une mousse insonorisante installée au plafond. Des interrogations subsistent également autour de la coopération franco-suisse dans cette affaire.
Ce drame a blessé 115 personnes, majoritairement des jeunes, dont de nombreux étrangers. À l'heure actuelle, 38 patients continuent de recevoir des soins, certains d'entre eux étant à l'étranger. La communauté locale reste en émoi, alors que les initiatives pour commémorer les victimes s'intensifient.







