L’Iran maintient le flou sur sa participation aux négociations, alors que la trêve survit jusqu’à la dernière minute.
La délégation américaine s'apprête à s'envoler pour le Pakistan, marquant une nouvelle étape dans les discussions avec l'Iran. Ce départ, confirmé par une source en lien avec le dossier à l'agence AFP, survient alors que le cessez-le-feu instauré le 8 avril entre ces deux puissances ennemies arrive à sa fin, après plus d'un mois de tensions, exacerbées par des échanges violents au Moyen-Orient qui impactent l’économie mondiale.
Donald Trump a déclaré que l'ultimatum arrive à expiration « mercredi soir, heure de Washington », évoquant la probabilité très faible d’une prolongation du cessez-le-feu. S'il se montre insistant sur ses attentes, Trump n’hésite pas à mentionner des conséquences sérieuses, affirmant que « beaucoup de bombes exploseront » si les exigences américaines ne sont pas satisfaites, rapporté par la chaîne PBS.
Le détroit doit rester ouvert, insiste Xi Jinping
De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Ismaïl Baghaï, a souligné que, « à ce stade, » aucune décision n'avait été prise concernant la participation de l'Iran aux négociations. Il a également fait état de doutes quant à la bonne foi des États-Unis dans ce processus. Selon lui, plusieurs initiatives américaines, telles que la saisie récente d'un cargo iranien en mer d'Oman, constituent des violations manifestes du cessez-le-feu.
Le président français, Emmanuel Macron, s'est exprimé sur les tensions, conseillant aux deux camps de revenir à la raison. « Il est probable que les décisions américaines de maintenir un blocus ciblé aient incité l'Iran à durcir sa position », a-t-il noté, précisant que la situation actuelle est mauvaise pour toutes les parties concernées.
Xi Jinping, quant à lui, a appelé, lors d'une récente conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien, à un « cessez-le-feu immédiat et global », soulignant l'importance de maintenir l'ouverture du détroit d'Ormuz dans le cadre de ces discussions.
Le nucléaire au cœur du différend
Les médias iraniens rapportent que toute éventuelle levée du blocus naval américain doit précéder des discussions. Cependant, des experts comme Pierre Razoux, spécialiste des conflits, estiment que les perspectives d'accord restent très incertaines. « Les deux parties continuent de poser des blocus réciproques », observe-t-il. Sur le sujet sensible du nucléaire, la tension ne cesse d’exister entre les deux nations, l’Iran niant toute intention de développer une arme atomique tout en revendiquant son droit à l'énergie nucléaire.
Avec AFP
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