De Catherine Deneuve à Josiane Balasko, le monde du cinéma, mais aussi des centaines d’anonymes, ont salué la mémoire de Nathalie Baye, disparue le 17 avril à 77 ans.
Le cercueil blanc de Nathalie Baye a été accueilli par des applaudissements au fur et à mesure qu’il avançait vers l’église Saint-Sulpice à Paris, où elle avait trouvé sa dernière demeure. Sa fille, Laura Smet, vêtue de noir, a marqué les esprits par sa douleur, déclarant : « J'ai perdu la moitié de mon cœur, c'était la meilleure mère du monde », sur les réseaux sociaux, après l'annonce du décès de son illustre mère, comme rapporté par La Nouvelle République.
Des figures notables, tels que Sylvie Vartan et David Hallyday, ont également été parmi les premiers à rendre hommage à l’artiste lors de la cérémonie. Leur présence témoigne des liens indéfectibles qu’elle avait tissés au fil des années.
Les obsèques ont réuni plus de 400 invités, parmi lesquels de nombreux acteurs tels que Catherine Deneuve, Roschdy Zem et Clovis Cornillac. Pour le public, une centaine de places ont été réservées, prouvant l’importance que Nathalie Baye a eue dans le cœur des Français. Des gerbes de fleurs ont été déposées, dont une de Sylvie Vartan, marquée d’un « Inoubliable ».
« Elle était tout sauf une femme people »
Née le 6 juillet 1948 à Mainneville, Nathalie Baye a marqué l’histoire du cinéma français avec une carrière impressionnante de plus d'une centaine de films. Elle a collaboré avec de grands réalisateurs, comme François Truffaut et Xavier Dolan, témoignant ainsi de son immense talent. Nommée plusieurs fois aux César, elle a remporté le prix pour un rôle principal à deux reprises.
Dans sa vie personnelle, elle a eu des relations notables, notamment avec Johnny Hallyday, mais restait d'un naturel discret. « Elle faisait comme elle avait envie de faire », a déclaré sa proche, Elisabeth Tanner, à Paris Match, décrivant son mépris pour la surmédiatisation.
Victime d'une maladie neurodégénérative, Nathalie Baye était également impliquée dans des causes humanitaires, embrassant notamment les valeurs défendues par l'association ADMD, qui promeut le droit à mourir dans la dignité.
Avec AFP







