Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, se retrouve sous le feu des critiques de Donald Trump à cause de son opposition à la guerre en Iran. Ce dernier soutient que « l'Espagne est un partenaire fiable » au sein de l’Otan et ne mérite pas d’être mise en accusation.
Lors d'une conférence de presse le 24 avril, Pedro Sánchez a exprimé son absence totale d'« inquiétude » en réaction à un article de l’agence Reuters, suggérant que les États-Unis réfléchissaient à une éventuelle suspension de l'Espagne de l'Otan en raison de ses positions pacifistes vis-à-vis du conflit iranien.
Il est important de noter qu'aucun article du traité fondamental de l’Otan, établi en 1949, ne permet la suspension d'un État-membre. Cela a été mis en lumière par plusieurs experts et analystes, qui stipulent que cette situation est plus politique que légale. En effet, Donald Trump, de retour à la Maison-Blanche, continue de remettre en question les engagements de l'Espagne vis-à-vis de l'Alliance.
Alors qu'il était présent à un sommet à Nicosie, à Chypre, Sánchez a clarifié que, malgré les rumeurs, « l'Espagne joue un rôle actif et remplit ses obligations au sein de l'Otan ». « Pas d'inquiétude », a-t-il ajouté, affichant une assurance diplomatique. Il a également précisé que son gouvernement se fonde sur des documents officiels plutôt que sur des spéculations, réaffirmant ainsi son engagement envers la légalité internationale.
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a également réagi en insistant sur la nécessité pour l'Otan de rester unie. Pendant ce temps, Trump n’a pas encore commenté ces déclarations.
Position ferme sur la guerre au Moyen-Orient
Depuis la fin février, Pedro Sánchez s'est fermement opposé à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, devenant ainsi une figure de proue des voix qui s'élèvent pour mettre un terme aux hostilités au Moyen-Orient. Cette position sans équivoque a provoqué la colère de Trump, qui reproche à Madrid de ne pas avoir autorisé l’utilisation de bases militaires andalouses pour des attaques aériennes, menaçant d’un arrêt total des échanges commerciaux entre les deux nations.
Le président américain a également critiqué le gouvernement espagnol pour son manque d’engagement à porter ses dépenses de sécurité à 5 % de son produit intérieur brut (PIB) d'ici 2035, conformément aux objectifs fixés lors du dernier sommet de l'Otan à La Haye. En réponse, Madrid revendique sa capacité à respecter les exigences militaires avec un budget militaire ne dépassant pas 2 % de son PIB.
Par ailleurs, Sánchez est l’un des rares leaders occidentaux à avoir qualifié de « génocide » la guerre initiated par Israël à Gaza suite à l'offensive du Hamas en octobre 2023, position qui a également fait écho dans plusieurs médias, notamment Le Monde et France 24, soulignant sa volonté de défendre les droits humains.







