Un attentat à la bombe survenu vendredi contre une base militaire à Cali, la troisième plus grande ville colombienne, a fait un blessé, selon les autorités locales. Cet événement intervient dans un contexte de tensions croissantes à l'approche des élections présidentielles prévues le 31 mai. Des journalistes de l'AFP, présents sur les lieux, ont rapporté avoir vu un autocar en flammes à proximité de la base militaire, alors que soldats et policiers s'affairaient à sécuriser les environs.
Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent le véhicule en proie aux flammes. Selon une source militaire citée par l'AFP, deux engins explosifs ont été lancés, mais seul l'un d'eux a explosé. Les militaires déployés dans le secteur s'efforcent désormais de neutraliser la bombe non déclenchée.
Préliminairement, l'armée a attribué la responsabilité de cet attentat à des dissidents de l'ancienne guérilla des Farc, qui ont rejeté l'accord de paix signé avec l'État colombien en 2016. Ces groupes armés persistent à engendrer une violence inquiétante, exacerbée par des négociations de paix interrompues avec le gouvernement de Gustavo Petro, le premier président de gauche de l'histoire de la Colombie.
La sécurité, thème central de la campagne
La sécurité est devenue un sujet de préoccupation majeure pour les Colombiens, alors que le pays s'apprête à élire son nouveau président. À l'approche des élections, les candidats promettent de durcir les mesures de sécurité pour protéger les citoyens et restaurer la confiance envers les institutions.
Les tensions entourant cet attentat et d'autres actes de violence pourraient influencer le choix des électeurs dans un contexte déjà fragile.







