Alors que les tensions perdurent dans le détroit d'Ormuz, les prix du pétrole ont explosé jeudi, atteignant les 125 dollars le baril, en hausse de plus de 7,5 %. Cette inflation des prix survient dans un contexte de menaces de frappes américaines et d'un blocus maritime intensifié, qui a déjà causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, suite à l'attaque lancée par les États-Unis et Israël le 28 février.
Un blocus plus efficace que les bombardements ?
Le haut responsable américain a collé un chiffre à cette stratégie, suggérant que la Maison-Blanche pourrait poursuivre son blocus pendant plusieurs mois, renforçant ainsi son impact économique sur l'Iran. « Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements », a déclaré Donald Trump dans une interview au site Axios, indiquant que 42 navires avaient déjà été interceptés alors qu'ils tentaient de contourner le blocus, laissant 41 tankers bloqués dans les ports iraniens, selon l'amiral Brad Cooper, responsable du commandement américain pour le Moyen-Orient.
La flambée des prix du pétrole a été également alimentée par des rumeurs selon lesquelles Trump recevrait un briefing militaire jeudi sur d'éventuelles nouvelles frappes contre l'Iran. Axios a rapporté que le Centcom avait élaboré des recommandations pour des frappes « courtes et puissantes », ciblant des infrastructures stratégiques dans le but d'accélérer la fin des pourparlers, qui stagnent.
Poutine met en garde contre les conséquences d'une nouvelle guerre
Dans un appel avec Trump, le président russe Vladimir Poutine a plaidé pour la prudence, avertissant que de nouvelles actions militaires pourraient avoir des « conséquences dommageables » non seulement pour l'Iran et ses voisins, mais aussi pour la communauté internationale au sens large.
Des experts du cabinet DNB ont souligné que, malgré la cessation des hostilités, aucune solution durable ne semble se dessiner, augurant d'une possible « impasse prolongée ». Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les États-Unis de vouloir « activer la pression économique et provoquer des divisions internes » pour tenter d’affaiblir le pays de l’intérieur.
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