Dans son rapport annuel, Amnesty International révèle qu'au moins 2.707 exécutions ont eu lieu en 2025, traduisant une hausse de 78% par rapport à l'année précédente. Ce chiffre pourrait même être sous-estimé, certaines nations, comme la Chine, refusant de divulguer des données officielles sur les condamnations à mort.
Ce rapport, publié le 18 mai, souligne une "hausse alarmante du recours à la peine de mort" à l'échelle globale. En effet, le nombre d'exécutions atteint un sommet record depuis 1981, passant de 1.518 en 2024 à un chiffre sans précédent en 2025. Étrangement, l'application de la peine de mort diminue, avec seulement 17 pays l'appliquant contre 34 il y a 45 ans. À présent, 113 pays ont entièrement aboli cette pratique, tandis que 86 États continuent de l'utiliser.
Bien que des régimes répressifs utilisent souvent la peine de mort pour étouffer la dissidence, certains pays, qui considèrent les droits de l'Homme comme une priorité, figurent néanmoins parmi les principaux utilisateurs de cette sanction. Les États-Unis, par exemple, se classent à nouveau parmi les cinq pays les plus actifs en matière d'exécutions en 2025.
Un niveau record aux États-Unis
Avec 47 exécutions, les États-Unis atteignent leur plus haut total depuis 2009. Ce regain s'explique en partie par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, où il a signé un décret dès le début de son mandat en 2025, ordonnant le recours systématique à la peine capitale pour les crimes les plus graves, selon Amnesty International.
Cette augmentation inquiétante a alimenté des débats sur les impacts éthiques et juridiques de la peine de mort. Des experts, comme la juriste Marie Durand, s'interrogent sur la conformité de ces pratiques avec les normes internationales des droits de l'Homme. Le sujet continue de diviser l'opinion publique, et les voix s'élèvent pour appeler à une abolition globale de cette peine controversée.







