Les Nations Unies ont publié un rapport marquant le 18 mai, exigeant qu'Israël prenne des mesures concrètes pour empêcher les actes de génocide à Gaza. Le document pointe des indications de « nettoyage ethnique » dans l'enclave palestinienne ainsi qu'en Cisjordanie occupée.
Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a exprimé, dans ce rapport, que les actions entreprises par Israël à Gaza depuis le début du conflit, le 7 octobre 2023, représentent des « violations flagrantes » du droit international, assimilées à des « crimes de guerre et autres atrocités ».
Volker Türk, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a lancé un appel pressant à Israël pour qu'il respecte une ordonnance de la Cour internationale de justice, qui demande des actions pour prévenir des actes de génocide à Gaza.
Des pertes humaines alarmantes à Gaza
Volker Türk a insisté sur la nécessité pour Israël de veiller « avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, et (de prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et sanctionner l’incitation au génocide ». Ce rapport, couvrant la période du 7 octobre 2023 à mai 2025, aborde également les « violations graves » commises par des factions armées palestiniennes au cours de ce conflit.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 72 700 Palestiniens ont perdu la vie en raison des actions de l'armée israélienne, une grande majorité étant des civils. Ce nombre tragique est l’un des plus élevés dans des conflits récents, touchant particulièrement les journalistes, les travailleurs humanitaires, les professionnels de santé, et les enfants, comme le signalent plusieurs ONG, dont Médecins Sans Frontières (MSF) qui souligne les impacts dévastateurs du blocus sur la population civile.







