Au terme d'une mission de deux jours en Algérie, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré se sentir « très rassuré » quant aux conditions de détention de Christophe Gleizes, un journaliste français condamné à sept ans de prison. Lors d'une intervention sur CNews et Europe 1, il a souligné la nécessité de « rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère », un appel qu'il espère que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, recevra favorablement. Arrêté en mai 2024 lors d'un tournage en Kabylie, Gleizes a été accusé d'apologie du terrorisme.
Espoir d’une grâce présidentielle
La visite de Gérald Darmanin visait aussi à renforcer la coopération judiciaire entre les deux pays, dans un contexte d'apaisement des relations franco-algériennes. Le ministre a déclaré avoir obtenu « la reprise de notre coopération judiciaire », saluant des échanges enrichissants avec le président Tebboune. Des expert(e)s en relations internationales, comme Hélène Leclerc de Sciences Po, soulignent que cette démarche pourrait marquer une avancée significative dans les relations bilatérales.
En ce qui concerne la situation de Gleizes, Darmanin a précisé que « sa peine est définitive » puisque le journaliste n'a pas fait appel. Le 5 mai dernier, la famille de Gleizes a annoncé avoir renoncé à un pourvoi en cassation dans l'espoir d'obtenir une grâce présidentielle, semblable à celle d'Boualem Sansal, libéré l'an dernier. Le ministre espère que cette issue serait bénéfique pour la famille et contribuerait positivement aux relations entre la France et l'Algérie.







