L'équipe de football d'Iran s'apprête à poser ses valises au Mexique ce dimanche, malgré des complications liées à l'octroi de visas. En effet, les États-Unis, où l'équipe doit jouer ses premiers matchs, ont refusé l'entrée à certains membres de l'encadrement, créant ainsi une situation délicate pour la Team Melli.
Après un stage d'entraînement de 15 jours à Antalya, en Turquie, les joueurs iraniens ont décollé samedi vers le Mexique, comme l'a rapporté la télévision d'État iranienne. Ils établiront leur camp de base à Tijuana, juste au sud de la frontière américaine.
La sécurité a été renforcée à Tijuana en prévision de l'arrivée de l'équipe. Des soldats de la garde nationale, équipés d'armes lourdes, ont été déployés devant le stade où se dérouleront les entraînements de l'équipe, ainsi qu'à l'entrée de leur hôtel.
Bien que l'administration américaine ait affirmé avoir délivré les visas aux joueurs, Abolfazl Pasandideh, l'ambassadeur d'Iran au Mexique, a déclaré que 15 membres du personnel, y compris le président de la fédération iranienne Mehdi Taj, avaient vu leur demande de visa refusée. Cela a été qualifié de "traitement discriminatoire intentionnel" par l'ambassade d'Iran en Turquie.
Amir Mahdi Alavi, porte-parole de la Fédération iranienne de football, a soulevé des inquiétudes en affirmant : "Si le manager et l'attaché de presse de l'équipe ne peuvent pas être présents, qui va assister à la réunion de coordination d'avant-match ?" Un courrier a été envoyé à la FIFA en réponse à cette situation
L'équipe doit entrer et sortir des États-Unis le jour même de ses matchs, une information révélée par l'ambassadeur iranien au Mexique. Cette décision complique logiquement la logistique pour les joueurs, qui avaient initialement prévu d'arriver un jour avant leur premier match.
L'Iran a été l'un des premiers pays à se qualifier pour cette Coupe du monde, mais son engagement a été mis en question à la suite des frappes israélo-américaines sur le pays, lancées le 28 février. Un cessez-le-feu a été instauré le 8 avril, mais des tensions persistantes continuent d'affecter le climat autour de cette compétition. Des attaques ont été signalées dernièrement, notamment avec des bombardements américains contre l'Iran, et des représailles de ce dernier visant des installations militaires au Koweït et au Bahreïn.
La situation sécuritaire est rendue encore plus complexe par les récents incidents, tels que l'abattage de deux drones iraniens par l'armée américaine, qui les accusait de menacer la navigation dans le détroit stratégique d'Ormuz.
Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran semblent donc au point mort, aggravés par les frappes israéliennes ayant récemment fait de nombreuses victimes au Liban. Cela souligne une complexité géopolitique qui pourrait influencer la performance de l’équipe iranienne sur le terrain lors de cette Coupe du Monde.







