Après avoir brandi la menace de frappes "très fortes" sur l'Iran, Donald Trump a fait volte-face en annonçant la suspension de toute attaque, signalant même l'éventualité d'un nouvel accord. Dans un tournant surprenant, Trump a déclaré : "Après avoir constaté que les discussions avec l'Iran waren approuvées par ses plus hauts dirigeants, j'ai décidé d'annuler les frappes initialement prévues pour ce soir."
Moins d'une heure plus tard, il a même évoqué la finalisation imminente d'un accord : "Tout devrait être réglé assez rapidement. L'Iran souhaite tout autant que nous avancer vers une relation positive."
La menace de refermer totalement le détroit d'Ormuz
Précédemment dans la journée, le ton de Trump était bien plus agressif. Sur son compte Truth Social, il avait écrit : "Les États-Unis vont frapper l'Iran très fort ce soir." Ces déclarations semblaient être mises en œuvre à travers des frappes sur des infrastructures militaires en Iran, à une époque où des missiles américains étaient déjà en vol. En réponse, Téhéran a ciblé des bases américaines situées en Jordanie et au Koweït.
Les combats se sont intensifiés pour la deuxième nuit consécutive, malgré un cessez-le-feu en théorie en vigueur. Trump avait pourtant affirmé à plusieurs reprises que les négociations étaient sur le point de mener à un accord : "Nous sommes sur le point de sceller un excellent accord". La couverture médiatique américaine a documenté des dizaines de déclarations de Trump confirmant cette impression : "Peut-être que cela se fera ce week-end", et d'autres formulations laissant entrevoir un optimisme exagéré.
Alors, doit-on considérer cela comme un bluff de la part de Trump ou une impatience palpable face aux retards des pourparlers ? Pendant ce temps, l'Iran continue de menacer de fermer le détroit d'Ormuz, une voie stratégique pour le commerce maritime international, où certaines embarcations ont récemment été vues transiter. Ces tensions continuent de préoccuper les analystes, comme l'a rapporté Le Monde, qui souligne que cette situation pourrait avoir des répercussions cruciales sur la stabilité régionale.







