Ce mardi 23 juin, la France a vécu une journée sans précédent en matière de chaleur, battant les records établis en 2019 et 2003. Selon Météo-France, des températures inédites ont été relevées, particulièrement sur la façade ouest.
Les données préliminaires montrent que l'indicateur thermique national, qui représente la moyenne des températures diurnes et nocturnes dans 30 stations de référence, a atteint 29,8°C, dépassant ainsi les précédents records de 29,4°C. Cette canicule a également entraîné ce qui pourrait être la nuit la plus chaude de l'histoire de France, avec une température minimale de 21,6°C, au cours de la nuit précédente.
Les relevés régionaux illustrent cette vague de chaleur intense, avec des maxima atteignant 43,3 °C à Cazaux (Gironde), 42,2 °C à Niort (Deux-Sèvres), ou encore 41,6 °C à Angers (Maine-et-Loire). D'autres localités ont également signalé des températures extrêmes, telles que 44,3 °C à Pissos (Landes) et 43,8 °C à Palluau (Vendée), selon Météo-France.
58 départements en vigilance rouge
La situation ne devrait pas s'améliorer de sitôt. Météo-France a averti que des conditions similaires persisteront jusqu'à la fin de semaine, avec des températures maximales oscillant entre 40 et 42 °C. De plus, les températures nocturnes vont continuer à grimper, atteignant entre 23 et 28 °C.
À partir de mercredi midi, 58 départements seront placés en vigilance rouge pour canicule, tandis que 31 autres seront en vigilance orange. Les départements du Nord, de l'Aisne, de la Somme et du Pas-de-Calais sont particulièrement concernés par cette alerte accrue.
En conséquence, plus de 8 000 établissements scolaires, incluant écoles, collèges et lycées, devront adapter leurs horaires, avec environ 1 800 établissements fermés. Ces décisions ont été prises par le ministère de l'Éducation nationale pour faire face à cette situation extrême, qui continue de se détériorer, comme l’a rapporté l’AFP.







