À l'occasion des 250 ans des États-Unis, le président Donald Trump a opté pour un discours politique plutôt qu'une réflexion historique. Le 4 juillet 1776 a été évoqué, mais peu approfondi, au profit de l'exposition de son bilan et des critiques à l'encontre de ses prédécesseurs.
L'événement, marqué par une ambiance de meeting électoral, a débuté avec la célèbre chanson God bless the USA et s'est terminé sur le slogan emblématique «Make America Great Again». La fameuse danse présidentielle sur l'air de YMCA a également ajouté à l’atmosphère festive.
Malgré quelques critiques, Trump n’a pas lésiné sur les superlatifs pour qualifier son mandat, affirmant que l'Amérique était "de retour" après une période qu'il a décrite comme un temps de stagnation. «Nous étions un pays mort», a-t-il déclaré, mettant en avant les succès de son administration. Cependant, le quotidien français Le Monde note que les sondages révèlent des préoccupations croissantes concernant le coût de la vie et une large désapprobation de l'opération militaire en Iran.
Malgré ces vents contraires, une partie du public, rassemblée sur le Mall de Washington, était constituée de fervents supporteurs de Trump. Barbara Van Riper, technicienne en mammographie, a déclaré à l'AFP : «Il se bat pour le rêve américain». D'autres, comme Lynette Coates, ont manifesté leur soutien inconditionnel, демонtrant la fidélité de ses partisans.
Les festivités ont été agrémentées de démonstrations militaires, avec le survol d'avions tels que le B-2 et les chasseurs F-35, accompagnés d'un concert animé par des musiciens marins. Bien qu'un grand concert ait été prévu, les nombreuses annulations d'artistes invités ont conduit Trump à assumer le rôle de tête d'affiche.
L'ancien homme d'affaires s'est particulièrement passionné en évoquant ses projets d'infrastructures à Washington, tels que la salle de bal de la Maison Blanche et une imposante arche inspirée de l’Arc de Triomphe. Cependant, ces travaux font l'objet de vives critiques de la part de l'opposition démocrate, qui accuse Trump de vouloir transformer la capitale en un symbole personnel, au lieu de célébrer ce moment crucial pour l'unité nationale.







